Bird On The Wire – Elephanta (2016)


Bird_On_The_Wire_Elephantia_2016_Cover

Bird On The Wire. Côté papier peint, ça ressemble à la pochette du dernier album de Diiv. En plus épuré peut-être. Bon clairement, le graphiste a bien joué le coup à deux semaines d’intervalle. Côté musique ça ressemble beaucoup à Warpaint, qui sortait son premier album en … 2010. Eux, ont sorti Elephanta, leur second album, un peu plutôt en janvier dernier, mais disons que le 1er trimestre 2016, au calendrier international de la Dream Pop, ça s’appelle jouer un peu tard. Oui, mais…

Déjà les 4 membres du groupe sont d’Amsterdam. Çà change de Londres ou de New-York. Et force est d’admettre que se lancer dans l’Indie Rock quand on est néerlandais, c’est se frotter avec courage à quelques gloires locales comme Earth & Fire, Urban Dance Squad ou Jacco Gardner… ça ne vous parle pas forcément et c’est bien normal.

Bird On The Wire s’est ainsi baptisé en référence à la chanson de Leonard Cohen du même nom (et hop à écouter sur Youtube >>>). Et aussi parce que la chanteuse était secrètement amoureuse de Mel Gibson dans sa prime enfance (on ne résiste pas, la bande annonce du film est à regarder par là >>>). Sinon, on a pas vraiment beaucoup plus d’infos ; le groupe a bien donné une interview à 3Voor12, mais après avoir beaucoup hésité on avait opté pour l’italien en troisième langue au lycée (avis aux néerlandophones, c’est à lire par ici >>>). Pour compléter ce tableau un peu vide, je m’en excuse, on a trouvé une jolie photo sur leur site, voilà, c’est eux, là, tout de rouge vêtus, sur fond bleu.  Bird_On_The_Wire_Other_2016Bon assez parlé de couleurs et des bataves. Revenons au sujet musique. Car passés les premiers écueils d’une Dream Pop un peu pataude par instant, on découvre des morceaux plus instables qu’ils n’y paraissent, à l’altérité remarquable. On pense à « Surra » ou « De Storm » notamment. Le jeu de la guitariste n’y est pas complètement étranger : tirades électriques et glaçantes jaillissent inopinément pour brusquer les envolées vaporeuses d’un chant qu’on apprivoise comme un lointain souvenir, la seconde d’après. On note également le poids de la basse, volontairement mise en avant, pour instaurer une atmosphère légèrement fiévreuse, comme empressée. Oui ça parait inquiétant comme ça mais en vidéo avec « Horse » et de gentils nippons comme tout dedans, ça passe mieux :

Même mécanisme avec « BB » qui ouvre parfaitement l’album, où le groupe cède progressivement à la rugosité des guitares avant d’installer un climax tempétueux. En comparaison avec Warpaint, on remarque également que les mélodies au chant s’attardent bien plus rarement dans la complainte sinueuse que le modèle original. On referme l’album avec « Sandy Sandman » et « Sing Along With The Silence » où le groupe abandonne les formats Pop qu’il reproduisait jusque-là pour s’immerger dans des eaux psychédéliques bienfaitrices. On en a pas tout à fait la preuve, mais on est persuadé qu’en concert, c’est encore mieux (« Surra » à écouter en Live >>>)

Bird on the WireElephanta – Meduse MagiQ/1M Records en écoute sur Spotify/Deezer/Soundcloud/Bandcamp (1er album seulement)

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