Slim Twig – Thank You For Stickin’ With Twig (2015)


Slim Twig

Twig a le Swag, qu’on se le dise…

Trop peu de gens sur cette planète pour servir le bon goût… Slim Twig, fort heureusement, fait partie de ceux, qui, minorité parmi les minorités, veillent au quotidien à ce qu’une certaine idée de la classe (américaine) ne disparaisse pas totalement : Sweat flashy aux couleurs d’une fraternité de Loosers, chaîne en or sur un torse aussi velu que le crâne d’un octogénaire, coupe rococo-gift-shop à la main, une bouteille de Clairette de Die éventée…non, non, non, rien de tout çà!!! Lorsque le Ruinart vient à manquer, la platine creuse son sillon et une bonne âme se dévoue pour aller chercher, dans la Cave à Papa, avec grand fracas, un nouveau Millésime à siroter, un autre classique à écouter. Ne jamais baisser les bras, garder le regard droit et le coude bien levé. La noblesse nonchalante, évasive, comme seule arme contre le consumérisme benêt.

2016, année Psychédélique, on ne se refait pas. Ce jeune homme n’a pas 30 ans, c’est le fils prodige, grande-gueule et certainement pas repenti de ses parents, Ross Turnbull (Lecteur, dans ta tête, tu prononceras ce nom avec l’accent anglais) et de Jennifer Hazel (Lecteur, dans ta tête, tu prononceras ce nom en évitant soigneusement l’accent anglais), tous deux réalisateurs. L’esthétique en mouvement. Savoir-faire familial. Il a enregistré une quantité assez incroyable de Ep depuis ses débuts, en solo (sous le nom de Slim Twig ou de Archaic Woman) mais également à plusieurs (il officie dans le groupe Tropics, devenu par la suite Darlene Shrugg – meilleur nom de side-project ever – ou encore Plastic Factory).

Sur les treize divagations de son dernier album Thank You For Stickin’ With Twig (2015), l’anti-dandy réussit le tour de force de composer des morceaux qui sonnent déjà comme de véritables classiques : Riffs de guitare à la Brian May sur « Live In,  Live On Your Era » , implosions Opera Rock apaisées par des flûtes aériennes sur « Trip Thru Bells » , simili « Strawberry Fields For Ever » chanté en pinson, boursouflé dans les refrains sur « Textile on Mainstreet » . Bref, on flirte avec les belles âmes et chansons d’antan, celles plus lancinantes à la Beach Boys aux expérimentations Funk (et parfois fumeuses) de David Bowie (époque Diamond Dogs et Young Americans) en passant le cinéma des Années 70 (catégorie très générique, j’en conviens…) pour finir sur du MGMT (époque Congratulations) comme sur ce très beau « Stone Rollin’ (Music Emotion)  » . Si rien de tout cela n’opère, ou que subsistent encore quelques doutes, passez directement à la version « géniale » du bonhomme sur « Fog Of Sex (N.S.I.S.) » , objet Pop définitivement bizarroïde rempli de bravoure, mêlant aux cuivres ce qu’il faut de Wah-wah et de Flanger pour faire un bel album de Prog.

Slim TwigThank You For Stickin’ With Twig – DFA Records est en écoute sur Bandcamp/Spotify/Deezer

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