Ryley Walker – Primrose Green (2015)


Ryley_Walker_Other_2015

Une biographie sommaire. Jeunesse à Rockford, Illinois. Un ailleurs dans le Midwest. Un pays de gaillards, aux joues laiteuses, où le Folk vous colle aux basques et les cordes de la guitare vous brûlent les doigts. Quand l’hiver passe son quart, la campagne vire Country, reverdit et avec les courants chauds, le Blues du Delta, remonte le Missouri et se fraye un chemin vers le Nord. Et là où le vent mène ce boy tout juste majeur, c’est…Chicago. Ville de Blues par excellence (qu’on songe à Muddy Waters, Sam Cooke, Steve Coleman…), le jeune guitariste virtuose Ryley Walker y écume les scènes Downtown et a tôt vite fait d’être repéré.

Un premier album en 2014 intitulé All Kinds of You chez Tompkins Square (plus d’infos par là >>>) et il rejoint le label Dead Oceans (Akron/Family, The Tallest Man On Earth, Kevin Morby…, plus d’infos par là >>> ), sur lequel il sort Primrose Green au mois de mars dernier.

A l’écoute de sa musique, on pense à Tim Buckley, Jonathan Wilson, Damien Jurado. Gueule adolescente, mais le jeu de guitare d’un centenaire. Qu’il meurt à 27 ans, il rejoint tranquille le panthéon des guitaristes maudits. Attitude débonnaire, il survole ses cordes, les agrippe en picking. Aérien dans le geste, atemporel dans le style : on le croirait sorti d’un documentaire étudiant des Années 70.  Quelque chose comme d’une carte postale vieillie, une essence héritée de l’Amérique de Carter, un brin nostalgique, en chemises à fleurs, qui (r)ouvre une voie oubliée, entre Van Morrison et Fairport Convention.

Entouré de musiciens de Jazz, il livre ici des compositions d’une intensité remarquable au style mêlé de Country-Blues (« Griffiths Bucks Blues » ) et Rock psychédélique (« Love Can Be Cruel » ) allant même jusqu’aux frontières du Jazz (« Summer Dress » ). Un genre d’album en voie de disparition, à la couleur passéiste, qu’on écoute d’une traite et qu’on peut réécouter dix, vingt fois de suite, sans risquer de s’ennuyer.

Ryley WalkerPrimrose Green – Dead Oceans est en écoute sur Spotify/Deezer/Rdio

2 Commentaires

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