Absolutely Free (2014)


absolutely free band

Avec un nom de groupe pareil et le souvenir du second album de Franck Zappa pas très loin de la platine, on pourrait croire à un merveilleux traquenard. Genre, une énième forfaiture en provenance de La Grosse Pomme, estampillée Made In Brooklyn, encensée par la « Pravda musicale »  pardon… Pitchfork. Et bien non, les quatre gars de Absolutely Free reçoivent leur courrier à Toronto. Bien qu’on ne s’éloigne pas trop ici de l’esthétique Indie Pop pour Wasp’s branchés, nos petits canadiens ont de quoi soutenir la comparaison avec leur pairs de la East Coast new-yorkaise.

Paradoxalement, le groupe semble puiser ses influences dans la Pop Californienne et la nébuleuse (néo-)psychédélique : on pense à Allah-las, Unknown Mortal Orchestra ou encore aux Flaming Lips et côté européen à Yeti Lane et Django Django. Le groupe s’est formé en 2011 sur les cendres de DD/MM/YYYY et enchaînait depuis tournées nord-américaines et EP’s. Signés chez Lefse Records (distribués par Arts & Crafts), ils sortaient leur premier album éponyme en octobre dernier et se sont vus récompensés très récemment d’une nomination au prestigieux et très sélect Polaris Music Price (l’équivalent des Grammy ou des Victoires de la musique au Canada). Autre forme de distinction (si, si!), La Route du Rock les invitait dans la cité corsaire à l’occasion de la session d’ Hiver 2015. On vous laisse les découvrir avec le clip de « Vision’s » :

On touche ici à un empressement Rock, à la maturité évidente, où se côtoient synthés débridés, samples de voix en arrière-plan, pont à l’ivresse décadente, du plus bel effet et surtout, une voix tirée, noyée dans les brumes d’une production parfaite. On vous recommande également sa jumelle « Beneath The Air » aux accents très proches et dont la mélodie semble calquée sur son aînée. Si « Striped Light«  (version réussie) et « My Dim Age » (version ennuyeuse) fleurtent plus ostensiblement avec les caciques Pop façon Grizzly Bear, on retrouve nos gaillards sur des sentiers plus favorables à l’occasion de « Burrend Lens » : marquée par l’héritage des Lips, on hésite ici entre l’éparpillement, favorisé par des nuées synthétiques étirées et le tracé, dessiné par la lenteur noble de la mélodie, petit bijou de composition, assaillie, prise en tenaille par le fers des machines.

Pour résumer, premier album et vrai bel effort d’un quatuor qu’on a bien l’attention de suivre à l’avenir.

Absolutely Free Absolutely Free – Lefse Records/Arts & Crafts en écoute sur Spotify/Deezer/Rdio

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