Prefuse 73 – Forsyth Gardens / Rivington Não Rio / Every Color of Darkness


Prefuse73_Scott_Herren_Prefuse_73_2 Guillermo Scott Herren aka Prefuse 73, est de retour et livre en moins de 3 mois pas moins de deux EP (Forsyth Gardens, paru en Avril et Every Color of Darkness, à paraître en juillet chez Temporary Residence) ainsi qu’un album, Rivington Não Rio, qu’il place sous le signe d’une lenteur retrouvée.  Loin d’être un fourre-tout, le triptyque est truffé de perles minimalistes où l’américain use désormais de figures mélodiques étirées, qu’il entraîne avec patience, à la découverte d’un vocabulaire apaisé, baigné d’influences Hip-Hop et Soul-Tempo.

Bien que je n’ai jamais réussi à être un vrai grand fan du bonhomme (et de ses comparses Daedelus et Flying Lotus), je dois reconnaître que le résultat est somme toute réussi et particulièrement convaincant, car le producteur arrive ici à mêler les textures aériennes de sa griffe avec des pièces Electro abordables, quoique toujours denses et étriquées, grâce notamment à des collaborations fertiles, à la croisée des genres (Milo & Busdriver sur « 140 Jabs Interlude » , Sam Dew sur « Infrared » ou encore Helado Negro sur « See More Than Just Stars » dont le miel de la voix fait immédiatement penser à du TV On The Radio).

Rivington (loi du marketing oblige, c’est l’album « officiel ») me semble plus riche, plus élaboré, en raison notamment de l’enchaînement assez magistral qu’il offre à mi-chemin du tracklisting : On navigue alors, avec une facilité déconcertante, entre Electronica classique (l’emprunt du violon fait penser au Chapelier Fou) avec « Through a Lit and Darkened Path Pts. 1 & 2 » ) et « Inside » (dans son versant Four Tet, le piano « aquatique » rappelant « Unspoken » du DJ anglais) à un crescendo Pop, qui pourrait presque ressemblé à un tube avec « Infrared » (On pense à Asgeir ou Sohn). De là, on retrouve quelque chose de plus incisif, avec « Jacinto Lyric Range » (Bon à la fin, vous allez me dire que c’est planant) avant de tourner de la tête avec « 140 Jabs Interlude » où Milo & Busdriver, dans un flow assez indescriptible (Ok, imaginons quelque chose entre King Krule, Lyrics Born et Spoek Mathambo – description non contractuelle) font des merveilles, au-dessus des nuées hypnotiques qui balayent un espace de plus en plus restreint.

Le premier EP n’est pas en reste avec la sublime « Ages Upon Ages Upon You » , les collages vocaux dissymétriques de « Still Pretending » et la balade Fakear(ienne) « Sará Teflón » dont les dernières notes au piano évoquent la mélodie de « Pyramid Song » de Radiohead.

Laisser un commentaire, un bon mot, une remarque...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :