Elbow – The Take Off and Landing of Everything


Elbow - The Take Off And Landing Of Everything

Green is the colour, but blue is my favorite (Roger Waters vu par Elbow, dictionnaire des citations invérifiables de l’Histoire du Rock).

Rien à faire, on a beau dire, on ne change pas sa nature, on penche toujours du côté bringuebalant des choses, comme une inclinaison amusée à la nostalgie. Serait-ce le phrasé délicieux, la voix aux multiples acceptions de Guy Garveyce prénom justifie à lui tout seul, que l’on parle ici d’un anglais qui n’a rien de commun avec ses semblables.

Elbow en 2014, c’est une pochette où figure un petit ange blond, poupon de pierre cornaqué, probablement enchanté par la lassitude des choses, qui vient fébrilement de s’endormir, et une musique classieuse, douce, toujours à la lisière, entre Pop british véritable (celle qu’on célèbre au fronton de St. Paul) et Down-tempo faussement Electro. A Manchester donc, on joue au foot avec les couilles de Roy Keane et on fait du Rock avec romantisme, celui des Années Joy Division et New Order, qui planent au-dessus de votre tête.

Ceci exposé, on peut donc s’immiscer dans ce sixième album de Elbow, intitulé The Take Off and Landing of Everything. On navigue ici dans un patrimoine authentiquement britannique à la couleur proche de celle de leurs lointains aïeux Talk Talk (époque Laughing Stock) ou des Tindersticks, le tout dans un climat rasséréné de Rock minimaliste à tiroir, à la production magnifiant(e).

Cet album, je l’ai découvert un peu par hasard en tombant sur leur titre « Fly Boy Blue/Lunette » qui traînait dans ma playlist « à écouter » (sur le point d’exploser) . Avant cela, ma passion pour Radiohead m’avait amené des années de cela à écouter leur premier album Asleep In The Back, sur lequel je ne m’étais pas arrêté particulièrement. Et voilà ce single qui déboule plus de 10 ans après. Et là coup de foudre : « Fly Boy Blue/Lunette » est une merveille. Dans sa construction, le phrasé délicat de Garvey entre Spoken-word et Folk royal britannique, dans les changements de rythme, la fougue des cuivres qui succède à ce magique « And Acres of Across I Move ». Les deux couplets en outro me font penser aux plus belles heures de Lou Reed, l’insolence en moins. Les assauts des cuivres par vagues successives à du Radiohead façon « How To Disappear Completely« . Le titre fait mouche et je me plonge immédiatement dans l’intégralité de l’album. (Re)Découverte :

« Charge » et son synthé Trip-Hop, « This Blue World« , mix réussi entre du Coldplay (qui s’évite de baver) et les mélodies « en escalier » de Mogwai (première époque), « The Take Off and Landing of Everything« , du Spiritualized dans la formeilluminé d’une voix porteuse ou encore ce somptueux « The Blanket of Night« , le genre de morceau qui passe à la trappe depuis que l’auditeur moyen ne s’intéresse plus au format album. Vous savez les morceaux à clavecin, à cordes, ou seul à la guitare enregistré à la fin d’une session d’enregistrement. Calmes, un rien solennels, qui subliment une oeuvre comme la dernière page d’un livre.

ElbowThe Take Off and Landing of Everything (Polydor UK) est en écoute sur Spotify/Deezer/Rdio

2 Commentaires

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