Har Mar Superstar – La Maroquinerie (11/02/2014) – (Invité)


Har Mar Superstar_A

Par Bastien B., Invité du Bazar

Har Mar Superstar n’est pas garçon facile.

Har Mar Superstar était à la Maroquinerie ce 11 février. Que sait-on du gaillard ? Son dernier album Bye Bye 17, trempé dans une Soul funky imbibée de Motown, est sans surprise, mais diablement efficace pour remuer les hanches autour du soleil. Est-ce son premier album ? Visiblement non, mais les précédents sont restés comme lettres mortes, presque introuvables. Har Mar Superstar est blanc, dispose d’un physique de loser magnifique totalement assumé, bedonnant mais musclé, dégarni mais chevelu, dont il se sert à merveille pour jouer la diva échaudée. Dans la vraie vie, il s’appelle Sean Matthew Tillmann.

La salle affiche complète ce soir, moyenne d’âge trente-quarantenaires, pas de hipsters à l’horizon. Har Mar Superstar est d’autant plus attendu que les groupes assurant les prolégomènes n’ont pas vraiment réchauffé la salle. Se sont succédés les Liminanas, dont aucun morceau n’arrivera à prendre, tellement on a l’impression d’assister à des brouillons de morceaux et Bosco Del Rey, sympathique personnage à la chevelure remarquable qui pédale à vide devant Prince.

Har Mar Supertsar - Live

Har Mar déboule, veste à franges blanche, pantalon rouge, pull-over 70’s du meilleur effet ; back-band impeccable. On regrettera l’absence de cuivres, présents via des samples, ces fameux samples qui ne permettent pas de s’écarter d’un cheveu du morceau tel qu’on l’entend sur l’album, qui donnent un aspect carré à cette musique solaire.

Mais c’est parti pour plus d’une heure de danse ou de « dansottement » dans une Maroquinerie qui s’anime toutefois doucement. Le son est parfait, les musiciens assurent comme des chefs, très pros, un peu en retrait. La superstar, c’est  Har Mar et on doit dire que son chant rauque et miel est parfaitement posé et entraînant. Ce Danny de Vito de la Soul se démène comme un beau diable, tombant les vêtements, faisant couler la sueur, chantant face contre terre, dans le public, dos au public, micro tournant, jeu de jambes tournoyant, largeur de bouche à faire pâlir le Joker himself.

On le suit sur les morceaux groovy comme sur les passages plus langoureux. Mais tout cela semble sonner quelque peu faux, comme si Har Mar faisait le show sans en être habité. Un cahier des charges à remplir. D’ailleurs, n’est-ce pas pour cela que le public est venu ? On a du mal à croire aux « you’re amazing » lancés au public en fin de set. On a senti comme un gouffre entre Har Mar et le public. A l’image de la groupie agitée du premier rang, éconduite proprement.

Faut dire que cette dernière venait d’envahir l’avant-scène, son espace à lui, avec ses fringues et tirant sur le fil du micro en lui jetant à la face sa « fanitude ».  Har Mar ne mange certainement pas de ce pain-là. Ce n’est finalement que pour ce superbe ultime morceau de rappel, seul à la guitare, qu’on sent tout ce qu’Har Mar a dans le ventre, une sincérité à hauteur de son immersion dans sa musique.

Allez, ne boudons pas notre plaisir, on retournera voir Har Mar Superstar.

En écoute sur Spotify/Deezer/Rdio

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