The Reflektors (Arcade Fire) – Pavillon Baltard (22/11/2013)


Arcade Fire« A la radio hier matin, ils avaient annoncé des Mariachis(*) et de la neige. A Nogent-sur-Marne? Ouais, tout çà en l’honneur d’un groupe canadien, un truc au nom un peu ronflant, genre The Reflektors. » Le groupe invitait les spectateurs à se déguiser, briser un peu, pour voir, cette salope de morosité à coup d’excentricité. Ouais et c’est à la suite de cet enchaînement improbable de circonstances que je me retrouve devant vous, habillé dans un costume d’astronaute supra gay, serré à l’entre-jambe, paillettes en bonus.

Je suis fan d’Arcade Fire et selon les règles implacable de la statistique, je suis un trentenaire parisien entouré par d’autres trentenaires parisiens eux-mêmes cernés par des individus qui arborent fièrement des perruques roses et des masques à plumes, ces derniers au-delà du côté loufoque, étant capables de débourser la modique somme de 51€ pour se donner l’occasion de se déguiser.

Arrivée sur lieu, quelques minutes plutôt. La file serpente en contrebas du pavillon. Jusqu’où? Au bout du bout (la file d’attente est particulièrement longue), là, le bon dieu a eu la bonne idée d’installer une supérette. Ravitaillement improvisé : paquet de chips, despé et une Amsterdam à 11.8% (Merci loulou, encore une bière frelatée) pour se réchauffer un peu. Histoire également de ne pas engraisser le patron du bar alentour, qui, le nez creux, a augmenté le prix de sa bière de 3 €.

Finalement, au bout d’une demi-heure, on se retrouve à l’intérieur.  Les enceintes crachent un remix réussi de « Rock The Casbah« . L’esprit « encore-un-peu-Punk » rode. Quelques minutes avant le début du concert, le temps de faire le tour du propriétaire : ambiance guinguette moderne, public discipliné, aucun empressement, mais pas mal d’excitation.  A l’étage un homme s’avance et les lumières s’y projettent en faisceau : Win Butler se tient au balcon pour un acapella soigné « My Body Is A Cage« , vêtu d’un costume blanc aux imprimés rouges d’animaux et de dragons chinois ou quelque chose qui y ressemblerait (la photo originale est de Rmnbrrl et se trouve ).

Arcade Fire_Win_Butler

Ok, ce soir, vous savez, c’est le genre de concert où l’on se retrouve propulsés à 200% dès la première minute parce que résister à l’emballement de la foule est une chose impossible. Après cet aparté délicieuse façon Crooner, le groupe engage les hostilités avec « It’s Never Over (Oh Orpheus)« . Le riff malicieux libère la fougue du public et donne le ton d’un concert où le groupe va puiser principalement dans son dernier album Reflekor. Quoique… Les fans de la première heure se consoleront bien vite avec les intemporelles « Neighbourhood #3 (Power Out) » – jouée dans la foulée en ce début de concert « Haïti » et « Wake Up » (voir plus bas)

Comme toujours en live, le regard évolue sur les compositions du groupe. A ce petit jeu ce soir, entre deux vols planés de l’éléphant bleu (si, si, véridique, pas le logo vilain du centre de lavage automobile, plutôt un gonflable aux proportions très « Ganeshiennes ») deux titres me surprennent : »Flashbulb Eyes« , pacman mélodico-électronique, au phrasé fainéant baigné dans les  rythmes reggae/calypso, jouée avec puissance et pesanteur et « You Already Know« , balade country anodine à son entrée mais dont le refrain se révèle irrésistible et que les ralentissements en outro subliment encore bien davantage.

Au rayon des tubes qui en sont déjà, le chaland-spectateur a de quoi s’en mettre sous la dent et dans les esgourdes : Faut dire, il a à faire à de vrais professionnels de la chose :  « Reflektor » – jouée en rappel (qui vient mettre une petite claque derrière les oreilles du public, euphémisme…), « We Exist » (voir la vidéo), « Normal Person« , « Here Comes The Night Time », « Afterlife« , « Porno« … (oui je voulais absolument terminer là-dessus).

Dernier clin d’oeil, « encore-un-peu-punk », le groupe reprend « I’m Bored With The USA » des Clash, bon esprit. Encore quelques morceaux et les lumières se rallumeront, bientôt. Le temps de s’évader sur « Wake Up » s’époumoner comme jamais pour un choeur surpuissant qui ferait chavirer n’importe quel punk au coeur de pierre. Eh Paris, « You’re so fucking good tonight« .

Reflektor est en en écoute sur Spotify/Deezer/Rdio

(*) Une vidéo est disponible, c’est par

Un immense merci au passage à Gwenael et Clémence pour les places. On a été dignes de votre générosité.

Un commentaire

  1. Ping : Notre TOP Albums 2013, c’est dans les vieux pots… | Le Bazar

Laisser un commentaire, un bon mot, une remarque...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :