Deftones – Le Zénith (06/09/2013)


Deftones_Live

Attention, ce que vous allez lire n’est pas un Live Report du concert des Deftones.

En métal comme en toute chose, il y a toujours une première fois. Et à cette perspective se mêlent appréhension, enthousiasme et curiosité. La trentaine passée, le dépucelage devenait une urgence immédiate, avant l’annonce de toute nouvelle catastrophe dans la grande communauté du Métal (la mort d’une idole, un nouveau concept album de Korn, la vente de tee-shirt de concert small size…)

Deftones, ma belle adolescente devenue quadra, l’Adrenaline monte et ces regards interloqués : « Mec c’est ta première!?? ». Mon premier concert de Deftones en 2013 et ouais! Comme un remake sentencier de la rolex au poignet du mec de 50 ans. Merde, je suis pas passé loin d’avoir raté ma vie. Mon premier concert de Deftones en 2013 et Chi Cheng disparu il y a quelques mois (Bon, finalement le port de la ceinture de sécurité c’est pas une mauvaise idée non?!). Deftones en 2013 et une belle étude en perspective sur le devenir physiologique d’une génération de Nu-métalleux.

Premier constat : le barbu trentenaire n’a pas réussi à se payer le nettoyage laser de ses tatouages adolescents qu’il porte avec dignité, mais qu’il parvient habilement à masquer grâce à un tee-shirt cradingue XXL de la dernière tournée de Tool, DillingerGojira, Fear Factory ou à l’effigie des anciens Meshuggah, Neurosis, Slayer, Sepultura

Un concert des Deftones, c’est un peu le salon du textile recyclé avec plein de gens qui paraissent violents, mais qui ne sont fondamentalement qu’amour, à l’exception des Alsaciens, qui eux sont vraiment pas gentils (pique toute à fait personnelle). Deftones en 2013, c’est dixit un pote le « plus grand concert de gays métalleux du monde » et cherry on the cake, le seul groupe de métal où « les nanas sont potables » (Je me garderai bien de donner mon avis!).

Sur un strict plan musical, Korn ayant adopté le petit Skrillex, Maynard ne pouvant pas se démultiplier indéfiniment, SOAD ayant disparu des écrans radar, Chevelle s’étant perdu dans les limbes, Coal Chamber, Incubus (non je déconne…), il nous reste donc les Deftones (bon, j’y connais rien en Slipknot, alors je les laisse de côté). Et force est de constater que les gars s’en sont très bien sortis. D’Adrenaline à Koi No Yokan, pas franchement de loupés et pas mal d’évolutions, plutôt intéressantes.

L’élégance du blanc acrylique selon Chino. Au Trianon (Février 2013) – Crédit Photo : David Poulain

Pour cause de beaucoup de travail, je loupe les deux premières parties. Un coup de Vodka-Pulco (spécialité manchoise) et nous voilà à ma première des Deftones. Putain on m’avait vendu un gros Chino et je me retrouve avec un californien de 40 ans débonnaire, goguenard et affable. Genre le mec content d’être là. Le mec qui sue autant que ses fans.

Sans refaire la setlist en détail, on assiste à un puissant meddley du savoir-faire des 5 californiens : « Tempest » (sur Koi No Yokan), « Diamond Eyes » (sur l’album du même nom) et pas mal de classiques des trois premiers albums : « Change – In The House Of Files« , « Passenger » (Je crois qu’on a tous pleuré ou crié Maynard sur celle-là), « Feiticeira« , « Shove It« , « Lhabia« , « Dai The Flu » ou encore « the first song of our first album » comme annonçait Chino « Bored » et la géniale « 7 Words » et son break tapageur (…Squeal like a pig when you big fuckin’, big fuckin’ ape…). Bref pas de quoi s’embêter et surtout de quoi remuer.

Deftones

Les pogos, venons-y. Ils sont tout à fait cordiaux, mention spéciale pour ce petit pas de côté moitié crabe-moitié All Blacks qui précède le pugilat chez les professionnels de la chose. Ce qui est bien d’ailleurs dans un concert des Deftones, passée la trentaine, c’est le rendez-vous chez mon ostéopathe chéri d’amour le lendemain.

Au-delà de l’ambiance, je suis assez surpris de voir que les fans répondent présents sur les refrains des morceaux plus récents, tendance popisante, alors que je m’attendais un public de gaillards renfrognés, qui au-delà de White Pony, auraient tout brûlé :  « Leathers » ou « Swerve City » sont les exemples parfaits de cette conjugaison du Nu Métal avec une variable pop sur les refrains.

1h40 de concert et clap de fin. Le job est fait et sacrément bien. Son très propre. Public suant, débordant de tendresse. Une dernière bière (putain 7€ en canette), disserter trente secondes sur la valeur ajoutée d’un Poster recopié tout moche à 2€ puis manger des brochettes de la Porte de Pantin. Salutations aux bretons qui nous ont accompagnés.

Merci à Manon pour les invites.

« Le seul homme valable dans le métal c’est Maynard James Keenan, il a près de 50 ans maintenant et il fait du vin dans l’Arizona ».

2 Commentaires

  1. Tom

    « Shove it » n’est pas le titre de la chanson mais c’est « My own summer », et « Get Bored » c’est juste « Bored »🙂 Sinon article tres sympa, j’y étais perso, ce n’étais pas mon premier des Deftones mais plutôt le 4eme, je les avais préférés au Trianon en 2010, surement une préférence dû à l’excellente salle du Trianon… Un groupe qui entre petit à petit dans la légende, qui évolue sans pour autant changer radicalement, et ça fait plutôt du bien de voir un bon groupe de métal, un vrai!

Laisser un commentaire, un bon mot, une remarque...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :