Flotation Toy Warning – Café de la Danse (23/10/2011)


Paul a le regard accusateur, aimant d’un père pour ses enfants. Tyran appliqué en quelque sorte, à mille lieux du chef de bande.

Les mystérieux explorateurs « du » Flotation Toy Warning vaguent l’air anxieux, l’allure crispée, comme figée. L’humeur est au retour. Le public le pressentait et s’est massé ce dimanche soir au Café de la Danse, avec une prévenance sans pareil.

Les premières notes de Popstars Researching Oblivion rassurent, scellent les retrouvailles longtemps espérées. On lit les sourires sur le visage des musiciens.

Flotation, objet sonore attachant, construction incassable, pensait-on. Fissuré, fragile peut-être, mais de nouveau en suspension. De temps et de lieu : au gré des compositions (Losing Carolina;for Drusky, Happy 13, When the Boat Comes Inside Your House…), dans mon esprit, prennent forme de drôles peintures sombres et des objets facétieux (comme ce hurlement compressé dans Fire Engine on Fire Pt. II obtenu grâce aux glissés d’une baguette sur les cordes de la guitare) ; Je ne peux également m’empêcher de penser à ces portraits tristes de la campagne victorienne (comme les milliers de visages de la bourgeoisie anglaise du XIXe qui hantent Losing Carolina…).

Au milieu de cette galerie, il y a bien quelques voix hésitantes (Poptars, Donald Pleasance…) ou maladresses techniques ci ou là (A Season Underground avec une basse empruntée sans liant), signes que le groupe a besoin de solidité, de retrouver la confiance et son unité. Au front, Paul Carter (Chants), Ben Clay (Guitare et Bass) et leur nouveau batteur Steve Swindon apportent leur énergie et hissent la troupe vers le haut.

Flotation Toy Warning au Café de la Danse - Crédits Photo : Le Cargo

Choeurs brouillons par instant, perles baroques émergées en d’autres. Flotation, objet attachant, flotte, en surface, sentimentale. L’accroche est infime.

De ce qui sépare et s’agite, comme pris en chantage affectif, le public a tôt vite fait de s’attendrir, d’autant plus que les nouvelles compositions montrent que le groupe n’a rien perdu de sa finesse d’écriture et de ses ambitions artistiques (A Season Underground).

Mais ne soyons par trop impatients, car, avec son français maladroit et touchant, Paul n’a jamais cessé de répéter « on verra, l’année prochaine… » avant d’ajouter un « peut-être ».

Leur seul album à ce jour Bluffer’s Guide To The Flight Deck (Talitres-2004) est en écoute sur Spotify/Deezer/GrooveShark

Bonus, une série de chroniques dénichées sur le Web :

La Chronique de Concertandco.com
L’interview par l’équipe de La Blogothèque
Sound of Violence était là également
La galerie de Photos prises par Le Cargo

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