MyJazzyChild – My Drums | Chronique à peine voilée…


Drôle de règle que l’alternance, celle qui stoppe le travelling de notre caméra intérieure, brise la légèreté, le fil d’Ariane qui relie les pistes d’un même album . Une sur deux, est-ce vraiment suffisant?

Je n’ai pas la réponse, mais je dois concéder à ce nouvel album de MyJazzyChild sa capacité à surprendre, à mêler de courtes pièces successives, comme autant de mises en scène possibles où l’imagination et les couleurs prennent le pas sur l’uniformité et la cohérence.

MyJazzyChild, « A secret » – The Drums 2011 (Clapping Music)

Clap d’entrée : « The Escape », semblable à un Lust for Life moins déjanté, noirci dans son humeur. De cette voix, aucun malaise n’affleure, elle rassure et penche vers la délicatesse, mais sans intensité.

L’album prend tout doucement son envol, après quelques atermoiements,  « The Party » introduit des paysages sauvages, brutes, rock en un mot. Atmosphère inquiétante, basse militaire, bras articulés autour d’une guitare nerveuse, accrochée en aller simple.

« I Feed You But I Won’t Kiss You » sur une durée extrêmement courte navigue du Power rock (proche de Milionnaire) au Post-Rock éclairci à l’électro, notes éparses puis disparues.

« I Can » est une composition Néo-Folk assez simple, enrichie au violoncelle, trompette et Yukulélé. Se termine en Hard-Folk saccadé, empruntant une marche binaire vers laquelle Beirut n’a jamais osé s’aventurer.

« Tons of Hope » : Cloches électroniques, échappée personnelle, choeur militant qui regarde l’avenir et égraine cette ritournelle adolescente : « I Hope that you find what i’m looking for,I Hope i won’t disappoint you, I Hope I get my Drug tonite… « 

« Woods at Night » : une claque stoner, juste surélevée de temps à autres à la quinte. Une belle idée qui mériterait le soutien d’un vrai groupe. Le son est imprégné par le « huit-clos » de son compositeur.

« Never Look Back » : même énergie première. Noisy, mais renfermée, confinée qui ne peut pleinement s’épanouir.

D’une manière générale, j’aime beaucoup l’univers relativement homogène dans lequel nous baigne l’album malgré des sonorités tout à fait diverses.  L’impression générale est que l’énergie créatrice est là, le talent aussi, mais qu’ils s’étiolent dans une brume personnelle. L’album aurait sans doute abrité une lumière, un son plus riche en se confrontant au  travail collaboratif.

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