Maps & Atlases – Le Point Ephémère (15/10/2010)


Introduire ses personnages :

(Retrouve-les sur la photo!)

Tout d’abord, un bassiste aux allures de garde colonial des Indes Britanniques. Il joue de la basse en sautillant, au petit trot ; Mimiques  de chef d’orchestre pointilleux.

Un chanteur-guitariste,

beatnick naïf et emprunté, descendu de ses collines de Big Sur, moitié évangéliste moitié A. Ginsberg, tel un bon copain, inscrit en fac de physique-chimie, chevelure blonde bouclée et lunettes carrées années 70 : une voix un chouilla nasillarde, mais profonde, sans jamais tirer, la glotte et la machoire qui regardent « par le bas ».

Un batteur, danois dans une autre vie, extraordinaire, qui martèle ses fûts sans retenue pour le plus grand bonheur de ses petits camarades, tous amusés et « bin » fier d’avoir le petit loup en soutien derrière eux.

Le dernier (second guitariste) est tout à fait discret, il joue timidement et, pour tout dire avec application, le 4ème rôle de sa partition.

Les « cordistes »  sont des techniciens hors-pairs, qui passent la moitié du concert en tapping.  Ils récitent en pointillés leurs gammes avec légèreté et justesse. Le batteur n’en démord pas et matraque tout ce qui passe à sa portée.

Le volume et l’intensité de la batterie, la structure « mathématique » et répétitive de certains morceaux font penser à du « Giraffes, Giraffes » alors que les mélodies enjouées et « majeures » penchent vers du « Pattern is Movement » (ou Spotify)

Quelques instants Pop s’échappent de leurs compositions, jamais attendues ou prévisibles.  On s’attache à cette sonorité « douce-nerveuse » et tendre à la fois.

Leur dernier album « Perch Patchwork » prend de l’ampleur sur scène. La section rythmique y est beaucoup plus présente et incisive : la basse à contretemps, arpégée ou en solo complètent le duo de Guitares en tapping son claire tout juste crunchées. Ils mettent sur la table quelques unes de leur plus belles pièces : « Solid ground », »The Charm », « Daily News » ou encore « Ted Zancha ».

Leurs morceaux restent le plus souvent à proximité du sol pour s’aérer très occasionnellement. Mais jamais brouillon ni distorsion. Comment faire vivre l’esprit rock en son clair? une seule règle : technique fine et implacable, jeu agressif et sans cesse en bascule.

On termine le concert : Communier au milieu de la pièce, de la fosse, toujours en tapping mes enfants, mais acoustique cette fois ; un tissu défraîchi recouvre les tomes graves de la batterie pour atténuer le choc (encore) des baguettes sur la peau.

Final à deux/trois morceaux a capella, sans filet, entouré de fans (fidèles) qui reprennent un dernier « You and the Mountain ».

Enorme Merci à ces petits gars talentueux et adorables du Far West électrique. La Scène Math a fait bonne pioche. (Merci au Hiboo pour les photos)

Quelques vidéos du concert au Granada Theater, Dallas, 23/09/2009 :

« Israeli Caves » – « Ted Zancha » – « Daily News » – « Every place is a House« 

2 Commentaires

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